En Afrique, plus de la moitié des citadins vivent dans des bidonvilles, jusqu'à 200 millions de personnes survivent avec moins de 2 dollars par jour, et les enfants pauvres des villes sont autant que les enfants ruraux pauvres susceptibles d'être atteints de malnutrition chronique.
La population urbaine de l’Afrique croît plus rapidement que celle de toute autre région mais de nombreuses villes africaines ne sont pas en phase avec la demande croissante de nourriture. La FAO incite les décideurs à agir pour répondre de manière durable aux besoins nutritionnels et en revenus de leurs habitants. Les décideurs africains doivent agir maintenant pour guider l'urbanisation de son niveau actuel non durable vers des villes saines et 'plus vertes' capables d'assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, un travail décent et des revenus, ainsi qu'un environnement sain pour tous les citoyens.
La Salle de Conférence du Ministère de l'élevage, des Pêches et des industries Animales a servi de cadre à la signature de la convention de financement du projet TCP/CMR/3302-Composante 2 entre la FAO-Cameroun et le Ministère de l'élevage, des Pêches et des industries Animales relative à l'étude sur l'élevage des poissons en cage dans les plans d'eau du Cameroun.
Ce projet contribuera à améliorer les conditions économique et nutritionnelles des camerounais, par l'introduction d'un nouveau système d'aquaculture.
A cet effet il sera mené une étude financée par les fonds du programme de coopération technique de la FAO_TCP facility, d'un montant d'environ 40 millions de FCFA, et a pour objectif d'analyser la faisabilité de l'élevage en cage dans le différents plans d'eaux du Cameroun, d'évaluer les atouts, les potentiels et l'impact environnemental que présente ce type d'élevage, et de rédiger un business plan pour une unité pilote d'élevage du tilapia en cage dans la retenue d'eau qui présentera un avantage comparatif certain.
Le secteur de l'aquaculture qui concerne tout le monde aujourd'hui dispose d'atouts indéniables. Cependant ses performance au Cameroun ne sont pas à la hauteur de ses atouts. En effet, le climat et l'écologie sont favorables et le pays regorge d'importantes potentialités résultant notamment des 420 kilomètres de côte maritime avec des forêts de mangroves et des lagunes de nombreux barrages de retenue d'eau, la disponibilité de sous produits agricoles et agro-industriels, la présence d'une population ichtyologique piscicole endémique et variée, et d'un réseau hydrographique très dense.
D'après les observations, la production potentielle de la pisciculture en étant pourrait être comprise entre 12 000 et 30 000 tonnes par an. Aujourd'hui, la production nationale de poissons issus de l'aquaculture est estimée à moins de 1000 tonnes par an. Conscient de cet état de choses le gouvernement a décidé d'inscrire l'aquaculture parmi les filières porteuses de croissance pour faire du Cameroun un pays émergent en 2035.
Au bout de l'étude qui durera 9 mois, il est attendu la mise en oeuvre la revue des opportunités et contraintes pour la culture en cage, la mise en place d'une unité pilote d'élevage en cage pour évaluer la visibilité technique, économique, environnementale, sociale et financière, un plan pour l'expansion de culture en cage au Cameroun.
Les résultats de cette étude constituent la base des actions à mener pour la promotion de l'aquaculture dans le caddre de la programmation pays (CPP_ 2013-2017) de la FAO en cours de préparation.
Vers la fin de la décennie, 24 des 30 villes à croissance la plus rapide seront africaines. les décideurs sont invités à délimiter et à protéger les terres et l'eau, et à encourager les producteurs à adopter le modèle agricole de la FAO "Produire plus avec moins". Ce modèle vise à l'augmentation des rendements tout en préservant et en renforçant les ressources naturelles. Il consiste notamment à appliquer la bonne quantité d'intrants externes appropriés (pesticides, engrais et semences) au bon moment.
