Le Ministre Camerounais en charge du Ministère de la santé publique à Présidé le Mardi 18 Novembre 2012 au Hilton Hôtel de Yaoundé à la cérémonie d'ouverture du Salon de l'association des Mandataires agrées auprès de l'organisation africaine de la propriété intellectuelle sous le thème : " Stop à la contrefaçon des médicaments et produits de santé apparentés".
Le SAMOAPI 2012 qui se veut une plateforme de réflexion pour la lutte contre la contrefaçon des médicaments et produits de santé apparentés, aborde tous questionnements permettant de circonscrire les nouvelles dimensions de l'accès à des médicaments de qualité et leurs corollaires, la lutte contre le taux de médicaments et les circuits illicites qui 'alimentent et afin d'infléchir la tendance qui augmente d'année en année.
De nombreux médicaments sont proposés et fournis sans ordonnance aux populations, pourtant il s'agit des médicaments qui ne peuvent être légalement délivrés que sur prescription médicale. L’achat de ces médicaments comporte des risques pour la santé des consommateurs et des risques de mauvais usage
Si ce médicament n’est pas forcément adapté, il peut être contre-indiqué ou provoquer des interactions médicamenteuses dangereuses pour la santé.
Le risque d’un usage inapproprié est d’autant plus élevé que les informations y fournies sont le plus souvent incomplètes et mentionnent rarement l’ensemble des indications, contre-indications et précautions d’emploi. Les indications y figurant ne peuvent se substituer ni à la prescription et à l’avis du médecin lors de la consultation médicale, ni aux informations orales du pharmacien lors de la délivrance de ce type de médicament.
Très souvent la provenance des produits proposés est inconnue et leur authenticité non garantie.Les médicaments achetés même lorsqu’ils sont proposés sous un nom connu déjà commercialisé (spécialités pharmaceutiques ou génériques), ne sont pas toujours ceux qui ont fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché.
Les circuits de distribution utilisés pour la vente de médicaments ne font pas partie, en règle générale, de la chaîne pharmaceutique régulièrement contrôlée par les autorités sanitaires. Dans ces conditions, ni la qualité, ni les conditions de conservation des médicaments achetés sur Internet ne peuvent être garanties
Le patient s’expose à recevoir des médicaments contrefaits ou de qualité inférieure pouvant être périmés ou altérés par des conditions de stockage ou de transports inadaptés. De même, les matières premières utilisées dans ces produits peuvent aussi être contrefaites ou de qualité médiocre.
Les contrefacteurs proposent un très large éventail de médicaments pouvant recouvrir l’ensemble des classes thérapeutiques mais dont l’origine est inconnue. Les contrefacteurs utilisent Internet pour accéder à des millions de consommateurs et écouler leur marchandise.
Les médicaments contrefaits peuvent présenter un sous dosage en principe actif ou un surdosage, voire une absence de principe actif. Ces éléments peuvent générer de l’inefficacité ou des effets secondaires très préjudiciables pour la santé. En outre, la présence d’ingrédients toxiques dans la composition du produit n’est pas exclue car l’analyse révèle souvent des impuretés chimiques dans le profil chromatographique de ces produits.
Des produits présentés comme des compléments alimentaires répondent en réalité à la définition du médicament de par leur composition. Ils contiennent, en effet, une ou plusieurs substances pharmacologiquement actives parfois non mentionnées sur l’étiquetage.
Enfin les cas les plus courants de produits de santé falsifiés rencontrés sur Internet sont les produits à visée amaigrissante et les produits du dysfonctionnement érectile.
C'est fort de cela et à juste titre que l'association des mandataires agrées auprès de l'OAPI, en collaboration avec ses différents partenaires, organise ce salon sous les auspices du Prémier Ministre, Chef du gouvernement de la République du Cameroun.
